YOOORK 🤗
De l’Internet MOBILE à la (longue et mouvementée) chute
Je m’appelle Jean-Robert WYDER, mais la plupart des gens me connaissent sous un autre nom : J-R. Un surnom qui vient de loin…, de ma mère, qui regardait beaucoup la série DALLAS. À l’époque, je ne savais évidemment pas que ces deux lettres finiraient par m’accompagner pendant toute ma vie. En 1994, à Genève, avec quelques amis, nous avons tenté quelque chose que beaucoup considéraient encore comme impossible et surtout n'y pensaient pas. Nous avons mis en réseau un van (ou plutôt un salon / bureau mobile) connecté à INTERNET, destiné au grand public comme taxi. Aujourd’hui, cela peut sembler banal mais à l’époque c’était une véritable aventure. Je n’étais ni ingénieur, ni informaticien et encore moins homme d’affaires. Je suis simplement mécanicien vélo, sans diplômes mais des idées plein la tête... J’avais cette chose que les diplômes ne donnent pas forcément : l’envie d’essayer, de comprendre, d’inventer… et surtout de croire que quelque chose était possible avant que les autres ne le voient. Pendant près de cinq ans, de 1995 à 1999, j’ai avancé pratiquement seul. Puis est arrivée une rencontre qui allait changer ma vie : un chauffeur privé m’a proposé de créer une entreprise de véhicules avec chauffeur, j’ai accepté. L’entreprise s’appellera : Interactive Swiss Limousines — I.S.L. S.A. Je pensais que nous étions en train de construire quelque chose. Je pensais avoir trouvé quelqu’un avec qui partager une ambition. Je me trompais.
La trahison
Il n’a fallu qu’environ un an, entre 1999 et 2000, pour que celui en qui j’avais placé ma confiance réussisse à conduire l’entreprise à la faillite. Mais ce n’était pas, semble-t-il, une simple faillite, son objectif était de récupérer la société, de l'utiliser pour remettre sa propre entreprise à flot… et de s’enrichir personnellement.Pendant que moi, je regardais des années de travail disparaître.Mon entreprise.Mon projet.Mes espoirs.Et surtout, ma confiance en l’être humain.Je n’étais pas préparé à cela.Je n’avais pas de diplômes prestigieux, pas de réseau puissant, pas de fortune derrière moi.J’étais simplement un mécanicien vélo qui avait osé rêver plus grand que sa condition.Et ce rêve venait de s’effondrer.
Après la chute
J’ai très mal vécu cet échec.Bien plus mal que je ne voulais l’admettre.Quand on consacre des années de sa vie à construire quelque chose et qu’en quelques mois tout disparaît, ce n’est pas seulement une entreprise qui fait faillite.C’est une partie de vous-même qui s’écroule avec elle.Mon corps a fini par payer le prix.J’ai connu de graves problèmes de santé.Et, peu à peu, ma vie a changé.Depuis 2012, je vis dans la Vallée de Joux, loin du bruit, loin de l’agitation et du tumulte de la ville.Après avoir voulu connecter un van au monde entier…je me suis retrouvé à vivre presque à l’écart du monde.Il y a quelque chose d’ironiquement brutal dans cette histoire.J’ai été parmi ceux qui regardaient déjà vers l’avenir lorsque beaucoup ne savaient même pas encore ce qu’était Internet.J’ai créé, essayé, entrepris.J’ai fait confiance.J’ai perdu.Et pourtant…je suis toujours là.Peut-être que c’est cela, finalement, la partie la plus importante de mon histoire.Pas la réussite.Pas la faillite.Pas l’argent.Mais le fait qu’après la chute, après la maladie, après la trahison…J-R est toujours debout.
Let me briefly introduce myself. My name is Jean-Robert WYDER, although I am better known by my nickname, J-R — a nickname inspired by my mother’s love of the TV series DALLAS.Back in 1994, together with a few friends in Geneva, I connected what was probably the first van to the INTERNET, making it available to the general public as a taxi service.After working on my own for about five years (1995–1999), a private chauffeur suggested that I set up a chauffeur-driven vehicle company. That is how Interactive Swiss Limousines (I.S.L. S.A.) came into being. Unfortunately, listening to him turned out to be a serious mistake. After only about a year (1999–2000), he managed to put the company into bankruptcy, with the intention of buying it back, using it to rescue his own business, and ultimately enriching himself in the process.I took this failure very badly. I am, after all, simply a bicycle mechanic with no formal qualifications, and this experience had a profound impact on me. I subsequently developed serious health problems and, since 2012, I have been living in the Vallée de Joux, far away from the hustle and bustle of the city.Today, I live a much quieter life here, surrounded by the mountains and far removed from the world I once knew.
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Vinton CERF, le "père d'INTERNET" dans mon van connecté. C'était en Octobre 1995 à Genève durant Le salon mondial des TELECOM : ITU WORLD TELECON 95
Ce que je pense...
Un monde connecté
Chaque petit pas compte pour un avenir durable pour nous-mêmes et les générations futures.
Every little step counts for a sustainable future for ourselves and future generations.



